Billets de udcgt

    • Union Départementale CGT du Lot et Garonne
  • UN AVANT PIC SOUS TENSION, ON S’ORGANISE MAIS LA CRAINTE EST LÀ !

    • Par udcgt
    • Le 27/03/2020

     

    Témoignages recueillis par l’Union Locale de Marmande de personnel de différents établissements

     

    Hôpital Marmande-Tonneins :

    « Certains soignants n’ont qu’un 1 masque pour la journée »

    « On est très inquiet.e.s à ce jour, il n’y pas de dépistage de fait, on ne sait pas à qui on a à faire… on craint pour tous les personnels qui travaillent à l’hôpital comme pour les personnes que l’on accueille, sans parler des nos vies de familles, on ne peut plus assister nos parents, on a peur pour nos enfants, on marche sur des œufs »…

    « On tient à exprimer que l’ensemble du personnel, toutes les professions afférentes à l’hôpital, du personnel soignant au personnel de bureau, les agents d’entretien, nous tenons à ce qu’aucune profession, à ce qu’aucun.e agent ne soit oublié.e, que les gens se souviennent longtemps de notre mobilisation et de notre dévotion, qu’ils soutiennent le personnel de santé dans leurs revendications pour le bien de tous ! »

    SSIAD Marmande - Casteljaloux

    « Les masques et gels sont distribués au compte-goutte mais on a pour l’instant ce qu’il nous faut… Le personnel achète lui-même des lingettes désinfectantes pour maintenir les véhicules et matériels en état sain, ce sont aux gens chez qui l’on va qui fournissent le matériel. Jusqu’ici, la situation semble bien gérée, même si l’organisation s’en trouve bouleversée, on a aménagé les tournées pour éviter d’aller chez les personnes qui peuvent bénéficier d’un soutien familial, ce sont parfois elles-mêmes qui nous appellent pour nous le demander. On est très solidaires entre nous, on s’arrange pour être disponibles en cas de difficulté et on se protège pour en cas de contamination ne pas transmettre le virus »

    Les salarié.e.s craignent pour les personnes fragiles qu’ils et surtout elles côtoient… Pour la plupart, ce sont des femmes, qui doivent aussi faire face dans ces mesures de confinements avec leurs obligations familiales… 

    « Mais on est sous tension, les effectifs sont très limites, on ne peut pas se permettre d’être absente au travail ! »

    St Exupéry EPHAD Marmande :

    « Aucune visite depuis 15 jours (ni famille, ni coiffeur, ni podologue…), le virus ne doit pas entrer ! Les résidents sont confinés dans leurs chambres dès ce jour, les masques sont distribués au compte-goutte étant donné des stocks et des coûts… pas de personnel supplémentaire, on va avoir du boulot en plus, forcément, mais on fait tout notre possible pour apporter réconfort et bien-être aux résidents en cette période pour apaiser leur crainte. »

    « Comme tout le monde, nous ne sommes pas rassurées ni pour les résidents, ni pour nous, ni pour nos familles…Mais on ne peut pas laisser les gens, cela en pâtie sur nos familles, mais on fait notre métier avec cœur comme il se doit malgré les moyens dont on dispose »

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  • Lettre à Mme La Préfète - Coronavirus

    • Par udcgt
    • Le 18/03/2020

     

     

    Agen, le 18 mars 2020

    Madame La Préfète,

    Nous souhaitons attirer votre attention sur des problèmes que rencontrent de très nombreux salarié.es sur le département travaillant notamment dans l'industrie ou le secteur commercial.

    Lundi soir, le Président de la République déclarait la guerre au coronavirus et instaurait le confinement. Les Autorités Sanitaires recommandaient de limiter les contacts à un maximum de 5 personnes par jour. Il y a même la mise en place d’attestation de déplacement dérogatoire sur l’honneur pour des raisons précises.

    D’une part, un très grand nombre d'entreprises continuent de faire travailler les salarié-es dans des ateliers où l'espace est très réduit permettant ainsi au virus de circuler facilement et bien sûr de continuer à le propager. Nous vous avions d’ailleurs interpeller sur ce sujet concernant Lisi-Creuzet à Marmande.

    D'autre part, à quoi sert le confinement des enfants et d'un seul de leurs parents dans ce cas-là ?

    En effet, la personne qui va à son travail peut, si elle est infectée, contaminer toute la famille, mais aussi ses collègues de travail.

    En l'espèce, le message du président de la République devient inaudible et même contradictoire pour les salarié-es qui sont obligés de se rendre au travail tous les jours alors que le Lot et Garonne a le plus de personnes contaminées de la Nouvelle Aquitaine bien loin devant les autres départements.

    Les CSE ne sont que peu ou pas consultés et les plans de préventions ne sont pas mis à jour dans beaucoup d'entreprises, ce qui, de notre point de vue, permet aux salarié-es de faire valoir leur droit de retrait. Nous ne voulons pas rajouter une lutte sociale dans cette bien triste période mais ne pouvons rester indifférents aux agissements très critiquables du patronat.

    Si les employeurs peuvent perdre leur capital, les salarié-es peuvent y perdre la vie. Ce seul argument doit suffire pour imposer la fermeture immédiate de toutes les entreprises de productions hors nécessité. Ces fermetures doivent s’étendre aux collectivités et Administration.

    Pour exemple, à la Poste, plus de 700 salarié-es dans le 47 sont obligé-es de travailler sans gel hydro alcoolique, sans gants, sans masques, en proximité avec leurs collègues mais aussi les usagers.

    Vous avez un autre exemple dans le communiqué de la CSD CGT 47 joint à la présente.

    Le gouvernement a assuré que les entreprises seraient accompagnées financièrement et qu’il fallait favoriser le chômage partiel.

    En conséquence, nous vous demandons d'intervenir auprès des entreprises de notre département pour imposer la fermeture de leurs portes rapidement. 

    Nous vous remercions de l'attention que vous porterez à notre courriel et nous vous prions de croire, Madame La Préfète, en nos respectueuses salutations.

    Pour la CGT 47,

    Laurent Jacquelin

    Secrétaire Général

    Voir la réponse de Mme la Préfète 

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  • Covid-19 : salarié-es en danger !

    • Par udcgt
    • Le 18/03/2020

    Publié le 17 mars 2020  CGT Ministère du Travail

    Emmanuel Macron a déclaré hier soir la guerre au coronavirus et décrété des mesures de restriction des déplacements et des contacts sociaux. Mais, de façon incompréhensible compte tenu de l’urgence sanitaire annoncée, le Président n’entend visiblement prendre aucune mesure d’arrêt de la production des biens et services non indispensables dans ce contexte. Le ministre de l’intérieur l’a confirmé en répondant à une question après son allocution : « la décision du président permet à chacun de se rendre au travail quel que soit son travail », le décret du 16 mars précise que les trajets entre le domicile et lieu d’exercice de l’activité professionnelle, quelle qu’elle soit, sont autorisés.

    Ainsi, des millions de travailleur-euses (6 salarié-es sur 10 selon la ministre du travail !), vont continuer à se déplacer, prendre les transports, se côtoyer par centaines sur leur lieu de travail, pour produire des voitures, de l’électroménager, construire des navires ou des bâtiments… alors que dans le même temps il leur sera interdit de visiter leur proches ! Un comble alors que le président a commencé son intervention en fustigeant l’indiscipline de la population…

    Ces décisions, motivées seulement par la préservation des profits de certains grands groupes, sont iniques. Si l’urgence sanitaire nécessite de restreindre au minimum nos vies sociales, alors toute production de biens et services non vitale doit cesser. Dans le même temps le gouvernement doit prendre toutes les mesures propres à garantir les droits des salarié-es en ces circonstances exceptionnelles :

    ·      -  maintien de l’intégralité des rémunérations de tous les travailleur-euses, y compris celles et ceux en activité partielle ;

    ·     -   prorogation automatique de tous les contrats en cours (CDD, intérim…) ; fermeture des agences d’intérim ;

    ·     -   interdiction des licenciements, suspension du traitement de toutes les demandes déjà présentées par les employeurs d’homologation des plans de sauvegarde de l’emploi, de ruptures conventionnelles collectives ou  d’autorisation de licenciement des représentant-e-s du personnel. A ce jour le ministère du travail demande encore à ses services d’instruire ces demandes par téléphone !

    ·     -   information de l’ensemble des salarié-es employé-es dans des entreprises non vitales, ou placé-es dans des situations présentant un risque pour leur santé, de leur légitimité à exercer leur droit de retrait ;

    ·    -   mise en œuvre de mesures d’appui et de renforcement immédiates (embauches notamment) aux personnels de santé et à leurs familles ;

    ·    -   mise à disposition des équipements de protection nécessaires et mise en place des mesures de prévention pour les salarié-es des secteurs indispensables ;

    ·     -   prolongation automatique des titres de séjours et des autorisations de travail des étranger-es, régularisation immédiate de tous les travailleur-euses sans papier ;

    ·    -   élargissement des mesures de report de paiement des factures et loyers aux salarié-es.

    La CGT TEFP refuse en tout état de cause que l’inspection du travail serve à accompagner la poursuite de l’activité d’entreprises privées non vitales. Elle invite les agent-es qui resteront mobilisé-es durant cette période à ne traiter que les demandes se rapportant à la continuation des activités indispensables à la lutte contre l’épidémie et à la vie collective ainsi qu’à la préservation des droits des salarié-es.

    A lire également : communiqué confédéral CGT Le monde du travail doit être mobilisé uniquement pour les besoins essentiels

  • Annonce COVID-19

    • Par udcgt
    • Le 16/03/2020

    Au vu des annonces concernant l'épidémie de Coronavirus et des préconisations imposées, l’union départementale CGT 47 est fermée du lundi 16 mars jusqu’au dimanche 29 mars 2020 minuit.

    L'accueil téléphonique ne sera pas assuré et les contacts se feront uniquement par mail à : contact@udcgt47.fr

    Comptant sur votre compréhension.

    Le bureau de l'UD